Sacré Gérard

 

le 14 décembre 2018

                                              

                        Sacré Gérard

Sa belle guitare, il la couve et la caresse,
Quand sur son vélo, il se tanne les fesses.
Ses doigts sur sa belle, glissent avec souplesse,
Quand ses frêles guibolles le traînent avec tristesse.

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Mais si, Merci Amis

 

Venus en masse chez un Christian souverain,
Nous, petits hommes verts, arrivons en pèlerins.
Parmi sauge sauvage et lavande,
Pour des kilomètres en routes de légende.

Nous venons découvrir la vallée du Jabron,
Où, à de belles envolées nous « à Sisterons »,
Et où malgré l'effort, rien nous ne « Séderon »,
Ni de la fourchette, ni du biberon.

Ici pas de voiture, peu de circulation,
Et pourtant, on y fait sauter des « bouchons »,
Pour une savoureuse daube de sanglier,
Venir nos ventres faire jubiler.

Les hôtes avaient tout prévu ici,
Avec un joli petit voyage en Russie,
D'où nos bleus riches et survoltés,
Allaient occire une équipe « des argentés 
                       Mais si, Messi, Merci aussi !

Et si on est encore capable de pédaler,
Surtout de boire et bien sur de bien gameler,
Alors chers amis, « à l'an que ven », si j'ose,
Oubliant pour un temps, nos dures arthroses.

                                                            JMT

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Le vieux philosophe de V3C

 

Un vieux cycliste de V3C quelque peu aguerri,

Vint sottement distancer Adam, un jeune Dandy,

Un de ces freluquets un tantinet pédant,

Qu'il ne connaissait ni de selle, ni des gants.

Un peu vexé, Adam voulut le rattraper,

Mais de ses compétences, rien il ne savait,

Surtout que le «Menteur» était dentiste avant,

Et qu'en bon arracheur, il savait jouer des dents.

«Puis-je rouler avec toi, pour crever l'abcès?»

«Bien sûr jeune mordu, je ne suis pas pressé!»

«Où vas-tu de cette cadence incisive?»

«A Carry, voir une exposition canine.»

Route faisant, les deux sportifs ouvrent mémoire,

L'un palabre, quand l'autre serre mâchoires.

«Tu devrais mieux t’entraîner» lance le vieillard.

«Mais je m'y emploie souvent» répond le fringant.

Adam allait se prendre une récidive:

«Pas assez, gringalet!» et toc dans les gencives.

«Tu n'es pas très fort et tu parles beaucoup trop,

Pense à ta respiration et oublie les propos.

Je suis certes un vieux monsieur, un pale tribun,

Mais ne te complais pas du dehors de chacun.

Tous les mots de ta bouche, garde les dedans,

Et si tu crois me niquer, tu te brosses Adam!»

 

JMT

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Du Racine et des Ailes

 

DU RACINE ET DES AILES

 

Dans un épais brouillard, les voilà partis pour la mer,

Redécouvrir dans le froid les cathédrales de Berre.

Puis la brume s’estompe autour de leurs vélos,
Laissant se dévoiler les volutes acres des brûlots.

Et là, devant eux, en gentils éclaireurs,

Comme par magie, quelques « cygnes avant coureurs »

Chez eux, la belle poésie fait « l’oie »,

Avec une chair de « poule » à laisser pantois.

Sans « prise de Bec », envers ses comparses,

Évitant d’être le « dindon » de la farce,

En « des pies » des kilomètres restant à rouler,

D’un simple « cygne », Loys les pria de stopper.

Jalousant le balai des « canards » en rut,

Eux, en « gars bien » se taisent et s’exécutent.

Nos « cols verts » apprécient, heureux et contents,

Ces images, les meilleures de tous « les temps ».

Retour hâtif à midi, à fondre le bitume,

Évitant que leurs femmes leur volent dans les « plumes ».

Et que vont-ils manger ?

Un bon « poulet » grillé.

Et je « cygne »

Jean de la Fontaine de Berre

 

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