à jeannot l'alpin

 

Maître Jeannot de Calas, fougueux pédaleur,

Ne manquait ni de témérité, ni d’ardeur.

Quand ses amis, encore véloces, le titillaient,

Ce cycliste avéré, au jeu, savait briller.

Un jour, il voulut montrer sa différence,

Et à la troupe, tira sa révérence.

Jeannot, pour, loin de la farce, être le dindon,

Profita d’un replat pour lâcher peloton.

Deux, trois, quatre, puis cinq minutes d’avance,

Le bougre venait de prendre l’ascendance.

Les dents serrées et la tête dans le guidon,

Il largua en un clin d’œil ses vieux compagnons.

Devant, il pédalait, un sourire coquin.

Il venait de « niquer » ses fidèles copains.

Quand, à l’arrivée d’un rond-point très fréquenté,

Il ne sut pas, hélas quelle route emprunter,

Et adopta, après moult hésitations,

Malheureusement, la mauvaise direction.

Le pauvre mécano, ce pauvre zébulon,

Allait, bien malgré lui, passer pour un « couillon ».

Vouloir gagner, c’est bien, et même louable,

Mais Jeannot, retiens morale de ma fable :

« Qui veut espérer, premier un jour arriver,

Doit au départ, du parcours savoir s’inquiéter ! »

« Jean de la Septèmes »

(1621-1695)


  

 

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v3c sur la toile

Notre Poëte est aussi peintre et  publie ici sa première oeuvre liée à notre club

v3cTableau

 


  

 

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Les V3C

Du miel dans la gourde, de plaines en plateaux

Du plaisir sous le casque, ils mouillent le maillot

Quand se des chaines les cadres du peloton,

Tous excellent sans frein pour changer leurs pignons.

D'un mauvais Pastis ils préfèrent lever l'eau,

Au risque de passer pour de grands rigolos.

De leurs tendres cocottes, ils vont faire ficelle,

Pour se tortiller sur leurs petites selles.

Ce sont de vrais hommes, non pas des danseuses

Sans jamais les braquer, ils aiment les rouleuses.

De la chaine de l'Amour, tous un petit maillon,

Et le soir c'est au sprint, qu'ils rentrent à la maison.

Voilà comme ils pédalent, fins comme des allumettes,

Du bout de leurs guidons, ces fous de bicyclette.

 JMT


  

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Petits hommes VERTS

Ce sont "douze pieds-nickelés" épris de Vert,

Comme un alexandrin, en ce début d'hiVer,

Qui soit vierge ou Verseau, pas encore Vermoulus,

EnVers et contre tous, vont bouger leurs ptits-culs.

Evitant les reVers, de pâtes ils se nourrissent

De belles Vermicelles, pour museler leurs cuisses.

Sans le moindre Vertige, sans se mettre à l'enVers,

Ils aiment festoyer et haut lever leurs Verres.

Tous ensemble être autour d'un Verre ils préfèrent,

Plutôt que de boire un Ver solitaire.

Au secours ma mémoire, les Vers me font défaut,

Me tirer les Vers du nez, PréVert il te faut.

Mes rimes et mes mots reviendront en vélo,

Quand en Vert Académie, je serai le Héros.

Merci à V3C et à tous ses Mickey,

Me voilà Géant Vert sur mon plus gros "braquet".

JMT
  

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Deux Amours

La Plume Parlante
Des amours, j'en ai deux, ma plume et mon Vélo;velo course specialized

Je promène avec eux, toutes mes libidos,

Tantôt crayon en main, tantôt parmi les prés,

Tantôt alexandrin, tantôt jusqu'à l'excès.

Avoir mal à penser, avoir mal d'un braquet,

Dénicher le bon mot, pour mes maux oublier.

Trouver inspiration au détour d'un verger,

Atteindre admiration sans avoir voyagé.
Trouver transpiration arrivé au sommet,

Atteindre satisfaction par l'exploit couronné.

C'est juste par amour que les deux ne font qu'un

J'espère ne jamais me séparer d'aucun. 

 

JMT


  

 

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