Allez les "verres"!

 

Allez les « VERRES » !

 

Pour une belle paella, ils sont tous venus,
Habillés, ce jour, de civiles tenues,

À ne plus vraiment les reconnaître,

Tant ils respirent le bien-être.

Aujourd’hui, loin des douloureux kilomètres,

Ce sont gorgeons qu’ils vont, dans le gosier, se mettre.

 

Les moins « bons » en vélo, à la pétanque, excellent.

Quand les grimpeurs contre l’adversité chancellent.

Mais jeudi, certains vont s’en payer une tranche

Et contre la « malchance » prendre leur revanche.

 

Le beau Jeannot, comme sur toutes nos routes,

Se « pointe » à gauche pour une cuisante déroute.

Et certains intelligents préfèrent regarder,

Plutôt que de se faire un peu chahuter.

 

Monsieur le Président a un petit mot pour chacun,

Et en bon leader de peloton, il n’oublie dégun.

Demain, ils vont tous reprendre de retraités, le boulot,

Retrouver le goût du potage et celui… de l’eau.

En ce jour béni, à se mettre à l’envers,

 

Merci V3C, et pour l’Henri : ‘Allez les verres ».

 

Jean Massa Trucat

7 octobre 2017

 

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Paniqués !*

 

Ce sont treize courageux qui sortent dérouiller gambettes,
Un jeudi matin brumeux, sur leurs belles bicyclettes.
Loin d’être des novices, ni vraiment des vedettes,
Ils partent aujourd’hui, un peu à l’aveuglette.

 

Pour une fois, peu banal, ils n’en font qu’à leur tête,

Pas de parcours précis et rigueur aux oubliettes.
Si bien qu’entre travailleurs pressés, dans leurs puantes charrettes,
Ils en perdent un, puis deux, puis trois… la boulette !

 

Ces vieux pédaleurs n’ont pas langue dans la musette,
Et vont déverser venin du fond de leur braguette :
« faut rouler le mercredi » « mon lit, je regrette »
« faut partir plus tard ! » « ‘j’en ai plein les chaussettes ! »

 

Et la sortie devient vite une visite guidée en goguette,
Parmi zones industrielles, où tout le monde rouspète.
Un départ peu commun sans concession, ni courbette,
Avant, qu’enfin, ils puissent pédaler comme des bêtes.

 

Heureusement, juste le plaisir restera dans les gazettes
Et notre souriant leader « en rit » encore… en cachette !
Pour faire le plein ainsi de joie et de fête,
Monsieur le Président, merci, car c’est toi « qui quêtes » !

 

  

Jean de la Fontaine de Fuveau

(1949- non connue à ce jour)

  

*En un seul mot

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à jeannot l'alpin

 

Maître Jeannot de Calas, fougueux pédaleur,

Ne manquait ni de témérité, ni d’ardeur.

Quand ses amis, encore véloces, le titillaient,

Ce cycliste avéré, au jeu, savait briller.

Un jour, il voulut montrer sa différence,

Et à la troupe, tira sa révérence.

Jeannot, pour, loin de la farce, être le dindon,

Profita d’un replat pour lâcher peloton.

Deux, trois, quatre, puis cinq minutes d’avance,

Le bougre venait de prendre l’ascendance.

Les dents serrées et la tête dans le guidon,

Il largua en un clin d’œil ses vieux compagnons.

Devant, il pédalait, un sourire coquin.

Il venait de « niquer » ses fidèles copains.

Quand, à l’arrivée d’un rond-point très fréquenté,

Il ne sut pas, hélas quelle route emprunter,

Et adopta, après moult hésitations,

Malheureusement, la mauvaise direction.

Le pauvre mécano, ce pauvre zébulon,

Allait, bien malgré lui, passer pour un « couillon ».

Vouloir gagner, c’est bien, et même louable,

Mais Jeannot, retiens morale de ma fable :

« Qui veut espérer, premier un jour arriver,

Doit au départ, du parcours savoir s’inquiéter ! »

« Jean de la Septèmes »

(1621-1695)


  

 

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v3c sur la toile

Notre Poëte est aussi peintre et  publie ici sa première oeuvre liée à notre club

v3cTableau

 


  

 

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Les V3C

Du miel dans la gourde, de plaines en plateaux

Du plaisir sous le casque, ils mouillent le maillot

Quand se des chaines les cadres du peloton,

Tous excellent sans frein pour changer leurs pignons.

D'un mauvais Pastis ils préfèrent lever l'eau,

Au risque de passer pour de grands rigolos.

De leurs tendres cocottes, ils vont faire ficelle,

Pour se tortiller sur leurs petites selles.

Ce sont de vrais hommes, non pas des danseuses

Sans jamais les braquer, ils aiment les rouleuses.

De la chaine de l'Amour, tous un petit maillon,

Et le soir c'est au sprint, qu'ils rentrent à la maison.

Voilà comme ils pédalent, fins comme des allumettes,

Du bout de leurs guidons, ces fous de bicyclette.

 JMT


  

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